Photo d'un groupe de Balinais

Editions Nanika

BALI : De l’équilibre… et de la patience

        

Bali… Quatre petites lettres qui en font rêver plus d’un. « Le paradis sur terre », « l’île des dieux »… Quatre petites lettres mais tellement de surnoms. Quatre petites lettres qui recouvrent une réalité bien plus complexe que celle que l’on vous vend. Car au-delà du « Bali marketing », des belles rizières et des plages « sauvages », se cache une culture millénaire d’une complexité et d’une richesse incroyables.

                   

Photo d'un Balinais

Crédit Photo : @Alexia Dréau

    

      

Pour les Balinais, tout serait une question d’équilibre : il n’y a pas de mal sans bien et le bien ne peut exister sans le mal. Tout va par deux, se complète, et bien et mal sont autant respectés l’un que l’autre comme les deux faces d’une même pièce. On dépose des offrandes pour les démons au sol, celles pour les dieux et les ancêtres en hauteur ; on prie Shiva (le destructeur) au Pura Dalem et Brahma (le créateur) au Pura Desa ; les statues bedogols gardent l’entrée des maisons, des temples et des palais, toujours par deux, l’une à gauche, l’autre à droite… A Bali tout doit être complémentaire et équilibré.

     

Photo du Bedogols protecteurs à Bali

Crédit Photo : Bedogols protecteurs @Luca D’Ortenzi

     

       

Mais au coin de la rue, la modernité reprend ses droits. Mecque des digital nomads , Bali accueille depuis plusieurs dizaines d’années déjà, des hordes d’Occidentaux en quête d’éveil spirituel. Certains partent directement pour Ubud, consulter les balians et se faire remettre les chakras en place. D’autres s’attardent à Kuta ou à Seminyak pour profiter des nuits folles en bord de plage. Ceux qui décident de rester un peu plus longtemps se retrouvent souvent à Canggu où les espaces de coworking offrent des espaces de vie et de rencontres branchés.

           

Photo des routes à Bali

Crédit Photo : @Alexia Dréau

          

         

On entend souvent les Indonésiens dire que même eux ne comprennent pas les Balinais, que sur cette petite île, tout est différent, comme hors du temps... tout se fait plus doucement et il ne faudra pas s’étonner si votre rendez-vous de 16h arrive à 19h. C’est que le calendrier grégorien n’est pas le plus utilisé ici. Les Balinais utilisent davantage le calendrier Pawukon, un cycle de 210 jours, subdivisé en un système de 10 types de semaines, certaines durant 1 jour, d’autres deux, trois… jusqu’à dix, sachant que ces semaines ne se suivent pas mais se superposent et correspondent chacune à une divinité particulière et subissent l’influence d’une planète spécifique… auquel il faut ajouter le calendrier Saka qui s’organise en mois lunaires et qui vient compléter le Pawukon… On vous l’avait dit, à Bali tout est question d’équilibre… et de patience !

              

Photo d'un groupe de Balinais

Crédit Photo : @Luca D’Ortenzi

 

A découvrir :

Guide de voyage Bali Editions Nanika

Quelque chose de Bali, par Alexia Dréau

Parution : 07 juin 2019
ISBN : 978-2-9562476-5-4
Pagination : 226 pages
Format : 130 x 190 mm
Prix : 15,00 €
http://editions-nanika.fr/project/bali/